Original descriptions of taxa. For coccolithophores, and many calcispheres, these are pages from the Farinacci & Howe Catalog of Calcareous Nannofossils. In other cases (e.g. non-calcifying haptophytes) the data is directly compiled on this site. The "Catalogue of Calcareous Nannofossils" was originally compiled by Prof A. Farinacci 1969-1989, since 2000 it has been updated and extended by Richard Howe - see The Farinacci and Howe Catalog - an Introduction.
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Current identification/main database link: Navisolenia aprilei Lecal 1965
Compiled data
Original Description
Nous les rapportons à un genre nouveau, qui se différencie dans premier critère, des autres genres, par la forme de sa coque, dépourvue d'aiguillons, qui s'amenuise progressivement et régulièrement pour se terminer en pointes effilées. Cette coque est composée de scapholites sans ornementation dans une première phase, puis ceux-ci se différencient en type « scalae » : ce deuxième critère caractérise la nouvelle espèce type Navisolenia n. g. aprili n. sp.
Ce nouveau genre est proche d'Anoplosolenia, cependant il s'en différencie par l'allure de sa coque et par l'élaboration spéciale de ses scapholithes.
La cellule de Navisolenia aprili, longue de 100 à 150 µm, a un diamètre de 30µm dans sa portion moyenne (photo 1) tandis que ses deux extrémités iront en se rétrécissant régulièrement. La portion distale n'est plus formée que par l'association de 2 scapholithes.
Extra details from original publication
Un premier type structural dit « alternans » montre la partie basale de ces scapholites en nacelle, formée de lamelles se recouvrant en chevrons, selon leur grand axe.
Le deuxième type « scalae », n'a sa portion basale soutenue que par un simple jeu de lamelles transversales parallèles.[scala = ladder]
En 1955, deux espèces actuelles, Anoplosolenia brasiliensis (Lohm.) Defl. et Calciosolenia sinuosa Schlauder, ont été observées par Halldal et Markali, au microscope électronique. Ces deux espèces ont leurs scapholithes du type « alternans » : leur provenance est atlantique (Gulf stream).
Les cellules décrites ici, vont permettre de rattacher le type « scalae » à une espèce actuelle. Elles proviennent de la Méditerranée orientale, d'eaux de surface prélevées le long des côtes d'Israël, en novembre 1964.
Nous les rapportons à un genre nouveau, qui se différencie dans premier critère, des autres genres, par la forme de sa coque, dépourvue d'aiguillons, qui s'amenuise progressivement et régulièrement pour se terminer en pointes effilées. Cette coque est composée de scapholites sans ornementation dans une première phase, puis ceux-ci se différencient en type « scalae » : ce deuxième critère caractérise la nouvelle espèce type Navisolenia n. g. aprili n. sp.
Ce nouveau genre est proche d'Anoplosolenia, cependant il s'en différencie par l'allure de sa coque et par l'élaboration spéciale de ses scapholithes.
La cellule de Navisolenia aprili, longue de 100 à 150 µm, a un diamètre de 30µm dans sa portion moyenne (photo 1) tandis que ses deux extrémités iront en se rétrécissant régulièrement. La portion distale n'est plus formée que par l'association de 2 scapholithes.
Dans la portion cellulaire moyenne, le nombre de scapholithes entiers qui sont associés pour former un diamètre, est de 5. Cette portion moyenne représente plus des deux tiers de la longueur de la cellule, puis le diamètre décroît lentement, passant par les stades de 4, puis de 3, dans la réalisation des diamètres successivement décroissants, pour n'être plus qu'au nombre de 2 à l'extrémité distale.
Chaque scapholithe est contigu par ses quatre côtés, avec les faces des éléments voisins; par contre, les quatre angles du losange sont toujours arrondis, renforcés par un dépôt de calcaire qui les rend opaques, et libres. Par suite de la modalité d'association des scapholithes sur une cellule, des portions cellulaires restent non protégées par ces formations: ces espaces libres ont en moyenne de 0,63-0,57 µm de long, et 0,15-0,06 µm de large. En microscopie optique, étant donné les phenomenes de lumiere incidente, il est matériellement impossible d'observer ces espaces pour lesquels on peut émettre l'hypothèse qu'ils sont utilisés pour le passage flagelles (photo 3-f).
La longueur de ces scapholithes est la dimension la plus facile à apprécier sur une cellule, la largeur est plus delicate à mesurer car si certains d'entre eux se présentent de face, d'autres sont cessivement de trois-quart et de profil pour réaliser le cercle (photo 2).
La longueur passe de 3,9 µ, pourl le stade de 5 scapholithes puis à 3,7 µm pour le stade 4, et enfin la diminution s'accentue pour les stades 3 et 2 pour lesquels la longueur n'est plus que de 3,2 µm (photo 1).
Ces scapholithes montrent un rebord typique, sans orenementation, et un fond uniforme constitué par une densité granuleuse homogène.
Cette structure va évoluer et sur des cellules mûres la portion basale va se charger en calcaire, calcaire qui s'organise et se dispose pour former des bandelettes parallèles entre elles, de largeurs identiques sur tout le fond et posées transversalement d'un bord à l'autre (photo 4-s).
Cette structure est donc comparable à celle observée comme réalisant le type « scalae ».
Ce Calciosolenidé est intéressant par les modalités d'élaboration de son squelette: la formation en navette qui résulte est le resultaat de deux processus differents: diminution d'unités constitutives disposées selon une ligne hélicoïdale, et diminution progressive des dimensions de ces mêmes unités.
Ces deux modalités permettent de comprendre les particularités propres de la croissance de ce Protiste.
Un autre fait important est fourni par la structure évolutive de ces scapholithes, en fonction de la maturité cellulaire l'apport central de calcaire et la différenciation en lamelles sont deux phénomènes successifs, secondaires à l'élaboration de la partie basale (e) fournissant l'architecture de soutien du scapholithe.
Ces faits peuvent être rapprochés des phénomènes généraux de construction des discolithes de la super-famille des Laminosphaeridés.
La partie initialement formée est le contour ou embase, sur laquelle vont s'appuyer du côté interne des lamelles ou soliveaux, tandis que du côté externe se développent des collerettes (dont l'importance et le nombre varient).
La structure des scapholithes, leur modalité d'élaboration sont deux critères supplémentaires permettant d'inclure avec certitude la famille des Calciosolenidés dans cette super-famille.
Bien que de morphologie externe très différente, les scapholithes comme la majorité des discolithes sont ébauchés selon un gradient centripède. En conclusion, l'examen du nannoplancton des eaux côtières d'Israël, a permis de déterminer la présence d'un nouveau genre de Calciosolenidés : Navisolenia n. g. aprili n. sp.
Ce genre est défini par une coque régulièrement allongée en navette, dont les extrémités très étirées sont le résultat d'une diminution des scapholithes en taille et en nombre. Les scapholithes au moment de leur formation ont un fond inorganisé, tandis qu'avec la maturité cellulaire le fond s'organise en une structure définie du type « scalae ».
Ce calciosolenidé est intéressant, puisqu'il permet de rattacher une observation fragmentaire à un ensemble bien défini d'individus actuels, évoluant dans la couche marine euphotique.
Ces observations permettent de confirmer que les Calciosolenidés ont des modalités d'élaboration du squelette qui entrent dans le cadre général de celles observées chez les Coccolithophoridés.
Editors' Notes
Manton & Oates (1985) cite the species as Navisolenia aprilei Lecal ex Leadbeater & Morton 1973, however, the description of Lecal (1965) is technically complete and so is the basis of the name.
Halldal, P. & Markali, J. (1955). Electron microscope studies on coccolithophorids from the Norwegian Sea, the Gulf Stream and the Mediterranean. Avhandlinger utgitt av det Norske Videnskapsakademi i Oslo. 1955(1): 1-30. gs O Leadbeater, B. S. C. & Morton, C. (1973). Ultrastructural observations on the external morphology of some members of the Haptophyceae from the coast of Jugoslavia. Nova Hedwigia. 24(1): 207-233. gs Lecal, J. (1965). Navisolenia n. g. aprili n. sp. Bulletin de la Société d'Histoire Naturelle de Toulouse. 100: 422-426. gs Manton, I. & Oates, K. (1985). Calciosoleniaceae (coccolithophorids) from the Galapagos Island: unmineralized components and coccolith morphology in Anoplosolenia and Calciosolenia, with comparative analysis of equivalents in the unmineralized genus Navisolenia (Haptophyceae = Prymnesiophyceae). Philosophical Transactions of the Royal Society of London. 309: 461-477. gsReferences:

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Navisolenia aprili: Catalog entry compiled by Anna Farinacci. Viewed: 25-1-2026
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