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Current identification/main database link: Schackoina multispinata (Cushman and Wickenden, 1930)
Original Description
Les deux premières des 4 loges coronales disposées en croix ont la forme habituelle de bouteille et ne portent qu'une épine disposée radiairement, dans le plan equatorial; souvent aussi elles se dirigent un peu obliquement vers le haut. Les deux dernières sont munies chacune de 2 épines orientées dans un plan perpendiculaire (mais sans rigueur) à celui de l'enroulement. Ces deux loges sont tantôt renflées comme des coussins, tantôt échancrées dans l'espace interspinal.
Les épines sont longues. Leur largeur de base varie notablement. D'habitude celles des loges unispinées sont minces et leur insertion nettement marquée par un brusque rétrécissement du test. Cette limite peut s'effacer dans les loges à double épine. Sur ce point, on ne trouve pas deux exemplaires identiques.
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Rapports et différences. Il est certain que Sch. moliniensis est très voisine de Sch. cenomana bicornis dont elle ne se distingue que par la présence de 2 loges (ou 3) bifides au lieu d'une. On trouvera peut-être exagéré de considérer ces deux formes comme espèces distinctes, puisqu'à première vue celle qui possède deux loges à 2 épines pourrait bien ne désigner que des individus seniles (ou mieux, complètement développés) de cenomana bicornis. Mais si l'on compare les dimensions des deux formes en question, on voit que cette interprétation ne se confirme pas (au moins dans la plupart des cas) et que la première des 2 loges bifides de moliniensis correspond à l'avant-dernière loge de cenomana bicornis. Chez moliniensis, l'apparition de la loge bifide a donc lieu plus tôt au cours du développement ontogénique. D'autre part, comme dans la série sédimentaire de la Breggia, nous n'avons trouvé cette espèce qu'à partir du niveau 50 alors que bicornis se montre déjà au niveau 11, soit 32 m. plus bas, nous pensons être en présence d'une mutation qu'il convient de désigner ici par un nom d'espèce. Subordonner moliniensis à bicornis serait logique, mais on aboutirait à une nomenclature bien encombrante et peu conforme à l'usage, puisque quadrinominale. Enfin, l'écart morphologique entre le type cenomana de Schacko et la forme moliniensis est si prononcé qu'une distinction spécifique au sens paléontologique se justifie entièrement.
Gisements. Sch. moliniensis ne s'est montrée jusqu'ici qu'aux niveaux 50, 51 et 57 du profil de la Breggia. Au 50, elle forme le % des schackoïnes récoltées (18 expl. sur 56), bicornis et gandolfii se partageant à parts égales les 2/3 restants. 5 coupes sont attribuables à moliniensis au niveau 51 ; le 57 n'a fourni qu'un seul exemplaire.
Editors' Notes
Reichel, M. (1948). Les Hantkéninidés de la Scaglia et des Couches rouges (Crétacé supérieur). Eclogae Geologicae Helvetiae. 40 [1947](2 [1947]): 391-409. gs References:

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